Journée d’étude internationale « La Nature comme impératif moral? » 15 jan 2020

« La Nature comme impératif moral? » 

Activité de plein air, développement durable et éducation

Journée d’étude internationale  Mercredi 15 janvier 2020 – 9h30 à 17h30 

INSCRIPTION avant 7 janvier 2020

Iris Chabrier Trinkler, Christophe Schnitzler, Denis Jallat, et Sébastien Stumpp Faculté des Sciences du Sport, Université de Strasbourg

Helen Kopnina, The Hague University of Applied Sciences, International Business Management Studies Department

Sarah Mischler, Faculté des Sciences du Sport et de l’éducation physique, Université de Lille

Matt Stevenson, Children’s Health and Education in School and Community Settings (CHESS) lab, Health Promotion, Steno Diabetes Center Copenhagen

Hakon Engstu, Faculty of Humanities, Sports and Educational Science Department of Sports, Physical Education and Outdoor Studies Campus Notodden, University of South-Eastern Norway

table ronde animée par Gillian Cante, Académie de la Petite Enfance

La question du lien de l’humain avec son environnement est aujourd’hui devenu un enjeu majeur, alors que dans le même temps nos sociétés industrialisées ont transformé la manière dont nous entrons en contact avec notre environnement. Nous avons vécu l’émergence d’une foultitude d’activités en milieu dit « naturel » ou censé le reproduire, poursuivant parfois des objectifs antagonistes, que l’on pourrait résumer à : aménager la nature pour y jouer; s’immerger dans la nature pour la défier, se renforcer, voire améliorer sa santé; contempler son environnement pour être en symbiose avec.

Le monde éducatif, mais également marchand, promeuvent simultanément ces trois visions contradictoires, en les agrégeant sous les termes génériques de pratique de nature, de plein air. Avec une constante cependant: la nécessité d’afficher le respect d’une stricte moralité vis-à-vis de la nature comme préalable aux usages qui en seront faits, malgré la variété des objectifs et usages poursuivis. Il semble que cet impératif moral soit en fait au service d’un ensemble pluriel et hétéroclite de pratiques, qui toutes, se targuent de poursuivre des objectifs de protection et préservation de la nature.

Quelles sont ces différentes visions, et sur quelles ontologies sont-elles basées ? Comment se sont-elles développées au cours de l’histoire des activités physiques ? quels marchés et quels impacts sur l’environnement ? Quels types d’éducation à la nature, notamment au sein des activités de plein air ? Dans quelles conditions l’utilisation de cet impératif moral peut-il réellement se mettre au service l’éducation au développement durable ?

À l’heure où les problématiques environnementales invitent à adopter des regards croisés dans l’analyse de nos rapports avec notre environnement, cette journée d’étude cherchera à apporter une perspective interdisciplinaire sur l’utilisation des activités de plein air.