Grandir en Humanité – 17 juin 2018 – Parc de l’EHPAD Emmaüs – Diaconesses

2018-06-19T20:45:15+00:0019 juin 2018|

 

 

Un grand merci à tout les intervenants et les familles pour cette belle journée !

 

Article apparu dans les DNA du 18/06/18 – Strasbourg – Avec l’Académie de la Petite enfance

Bonheur familial sous les arbres

Un dimanche au parc, pour souffler avec ses enfants et reconsidérer notre lien à eux sous un angle ludique et bienveillant. Voilà ce que proposait hier la manifestation Grandir en Humanité.

Le parc de l’EHPAD Emmaüs-Diaconesses a fourni un magnifique écrin à la journée d’animations. PHOTO DNA – JEAN CHRISTOPHE DORN

« Je milite de longue date pour les droits des enfants et Gillian Cante vient du monde de la petite enfance », démarre Richard Sancho Andreo. Cette connexion amicale a donné lieu à l’Académie de la Petite Enfance. « On est partis du constat que les 0-6 ans étaient les magnifiques oubliés de la COP 21 », poursuit le co-initiateur, avec Gillian Cante, de ce think tank qui regroupe aujourd’hui une trentaine de structures.

À l’image du moment d’échanges organisé en début d’après-midi hier avec le philosophe Reza Moghaddassi sur l’enfant et la nature, les réflexions du groupe viennent combler cet oubli international et amèneront à la rédaction d’un livre blanc sur le sujet. Par ailleurs, le groupe créé en région est désormais aussi en lien avec le réseau international Dialogues en humanité. Ce dernier est également pluridisciplinaire, informel, et prône une société de « passeurs » (d’idées, d’expériences) pour « éviter la glaciation émotionnelle et relationnelle », comme le dit si joliment la représentante de ce réseau hier à Strasbourg, Geneviève Ancel.

Contes, spectacles, ateliers

S’il est un écueil que la démarche évite, c’est celui de l’abstraction intellectuelle. Si bien que les familles participant à la journée, ce dimanche, au parc de l’EHPAD Emmaüs à Koenigshoffen, n’auront peut-être perçu que le bien-être qui flottait là sous les frondaisons d’arbres magnifiques.

En dehors de la course à l’échalote quotidienne, entre tramway, boulot et dodo, l’occasion était donnée aux visiteurs de redécouvrir les vertus de la lecture d’histoires (notamment par le biais de l’association d’orthophonistes OPAL), le plaisir de faire à manger avec son enfant (atelier d’Anick Lehmann), d’un atelier de fabrication de fleurs en laine cardée (avec les intervenantes du jardin d’enfants Rudolf-Steiner) ou d’un petit spectacle à déguster avec les pensionnaires de l’EHPAD qui s’étaient mis au vert sur le même site.

Juste avant midi, Emmanuelle Cammisar, de la structure « Ma cabane zen » amenait parents et enfants à entrer dans l’univers du yoga par la porte de l’imaginaire, sur la thématique de la mer, ses animaux, prétextes à se connecter à son propre corps et à trouver un lien nouveau avec son papa ou sa maman.

Même un peu clairsemé pour cause de Mondial de foot et de fête des pères, ce moment hors du temps, dans sa troisième édition à Strasbourg, a montré toute sa pertinence.