Point de vue 2018 – Festival Ciné ENFANCE et NATURE

2018-02-27T12:11:27+00:00 12 janvier 2018|

 

Février 2018 – L’Académie de la Petite Enfance a invité trois réalisatrices internationales à venir présenter leurs films sur le thème l’ENFANCE et la NATURE. Festival en partenariat avec La Fondation Terra Symbiosis, Le Ciné Star, Le Colibris 67 et Alsace Nature.

Les films L’Arbre de l’Enfance, Childhood et Etre plutôt qu’Avoir ont été choisis pour la pertinence de leur propos sur l’enfant comme acteur clé du développement durable.

Ce qui nous a le plus séduit dans ces films est le fait qu’ils aient été réalisés par trois femmes venant de trois pays différents, offrant des points de vue riches et variés sur le thème de l’enfance et la nature.  

Dans le film l’Arbre de l’Enfance, Anne Barth, Canadienne, nous expose à un sujet tellement important mais rarement évoqué dans les films aujourd’hui : la violence éducative ordinaire qui se glisse dans nos vies et altère notre perception de nous-même et de notre environnement. La nature vient comme arrière-plan mais on comprend vite qu’elle est le quatrième sujet du film ; permettant ainsi aux sujets principaux Juliette, Béatrice et Daniel, de se ressourcer et de se construire.

 

 

Dans le film Childhood de la Norvégienne Margreth Olin, on passe deux heures à savourer les moments, où, scène après scène, on assiste aux interactions d’enfants libres dans leurs jeux, qui développent la compassion envers les autres, la confiance et l’envie d’explorer. Elle pose indirectement la question provocante : l’école ne devrait-elle pas être un lieu de bienveillance ayant la nature comme éducatrice principale ?

Le film de la Française Agnès Fouilleux Etre plutôt qu’avoir retrace l’évolution du système éducatif. Ce film nous semble très important car il pose le cadre, nous expliquant d’où vient notre système éducatif d’aujourd’hui, tout en rappelant les origines pédagogiques de Freinet, Montessori, et Steiner. C’est un véritable appel à questionner l’éducation que l’on souhaite pour nos enfants et la place que l’on donne à la nature pour nous enseigner.

L’ensemble de ces films décloisonnent le sujet de l’enfant en le positionnant en tant qu’être à part entière, qui a besoin d’être entouré par l’adulte protecteur et bienveillant et par une nature saine et ouverte à ses explorations et ses questions.

  • Gillian CANTE